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Mercredi 2 avril, 2025
En grève du 2 au 4 avril pour que le gouvernement agisse pour l’avenir des CPE
Les quelque 13 000 travailleuses des CPE affiliées à la CSN sont en grève nationale partout au Québec du 2 au 4 avril 2025. En Montérégie, elles manifestent devant leur CPE pour augmenter la pression sur le gouvernement. Le 3 avril, elles participeront à la manifestation nationale à Québec.
Forts d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée adopté à 91%, les syndicats de CPE de la CSN montent la pression sur le gouvernement. Cette séquence de grève de trois jours montre au gouvernement la détermination des travailleuses de CPE à bonifier leurs conditions de travail. Ce que le gouvernement met actuellement sur la table ne permettra pas d’attirer la relève ni de convaincre les travailleuses en place de rester dans le secteur. Aux prises avec une pénurie majeure, les CPE doivent être plus attractifs.
Les 13 000 travailleuses et travailleurs de CPE de la CSN proposent plusieurs mesures pour améliorer les conditions de travail et les conditions salariales. Les travailleuses demandent notamment :
• une charge de travail moins lourde ;
• une meilleure rémunération pour assurer l’attraction et la rétention ;
• des primes de disparité régionale pour les employé-es de certaines régions éloignées ;
• des mesures pour améliorer la qualité des services aux enfants, entre autres par des ratios bien balisés et respectés entre le nombre d’éducatrices et d’enfants, ainsi que par un meilleur soutien pour les enfants ayant des besoins particuliers.
« Chaque jour de grève montre au gouvernement à quel point nous sommes déterminées à bonifier nos conditions pour assurer un bel avenir aux CPE. Le gouvernement ne peut pas rester les bras croisés. Les cohortes sont vides dans les cégeps et il doit créer des milliers de places pour répondre aux besoins des parents. La seule manière d’y arriver, c’est en nous accordant de meilleures conditions de travail et salariales », lance Nadia Vallée, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la petite enfance de la Montérégie-CSN (STTPEM-CSN).
« Le gouvernement s’entête à maintenir une disparité de traitement en défaveur des travailleuses des CPE par rapport au personnel du secteur public. Ce n’est pas étonnant que dans ces conditions, bien des salarié-es font le choix d’aller travailler ailleurs. Il faut inverser la tendance, ça presse. Pour ça, le gouvernement doit en mettre plus sur la table », explique Mélanie Bouchard, vice-présidence régionale de la Montérégie pour Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).
« Le gouvernement est dur à suivre. Dans la négociation des CPE, il est lui-même responsable de la longueur de la négociation en s’entêtant à ne pas bonifier les conditions de travailleuses. Et en même temps, il veut restreindre le droit de grève avec le projet de loi 89. La grève, c’est le moyen ultime pour les travailleuses d’améliorer leurs conditions et les services à la population. Le gouvernement doit donc bonifier les offres pour les travailleuses de CPE et retirer le projet de loi 89 », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN.
La CSN représente plus de 80 % des travailleuses syndiquées dans les CPE. La grève touche l’ensemble des régions du Québec, alors que la CSN est présente dans plus de 400 CPE.